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LECTURES AVANCÉES - 6 books

LA CIVILISATION, MA MÈRE!

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La Civilisation, ma mère !… par Driss ChraÏbi. Annoté par G. Robert McConnell, M.A.. Introduction de Jean Déjeux, Université d'Alger. Version originale intégrale. 152 pages, illustré, broché. ISBN 0-88510-007-7 CASSETTE La Civilisation, Ma Mère!... La Civilisation, ma Mère !.. de Driss ChraÏbi est une des oeuvres les plus vigoureuses de la littérature maghrébine d'expression française. Ce roman sincère est écrit allègrement. Tout en lui chante la vie, l'optimisme, la joie. Très drôle parfois, très émouvant souvent quand on sait ce que représente au Maghreb l'amour du fils pour la mère. Toujours en tout cas empreint de sérénité reposante, de tonus et d'ambiance tonique, sans oublier une pointe de malice. Au-delà de toute littérature romanesque, Driss ChraÏbi vient d'écrire un de ces livres rares et précieux qui parfois sont arrachés à la chair et au cœur d'un écrivain. L'admirable est qu'il ne s'agit pas seule ment d'une oeuvre de nostalgie qui retourne son auteur vers l'enfance, mais en même temps d'une oeuvre de réveil, ouverte sur l'avenir. Driss ChraÏbi, est né à El Jadida au Maroc le 15 juillet 1926. L'auteur (par lui-même) « Au terme d'une œuvre déjà longue, après avoir vécu trois vies d'homme, sur trois continents, j'ai fermé un jour les yeux et j'ai comprimé ma mémoire. Et, brusquement, d'un seul jet, a coulé ce livre, « La Civilisation, ma mère! ... » Je me levais au chant du coq, m'enfermais dans la cuisine, préparais du thé bien fort et me mettais à écrire. Bien souvent, la porte s'ouvrait et une tête blonde me regardait avec effroi : c'était l'un de mes enfants, Dominique ou Daniel. “Qu'est-ce qu'il y a papa ? Tu pleures ?” Oh oui, je pleurais en écrivant ce roman, de rire! Et toute ma famille, quelques minutes plus tard, riait avec moi quand je lisais le chapitre que je venais d'écrire. Enfants et adultes, mes lecteurs, ont été sensibles à la marche triomphale d'un être humain vers la joie... » Driss ChraÏbi. Le roman La première partie s'intitule «Être». Nous apprenons que cette femme était une orpheline à six mois, qu'elle a été recueillie par des parents bourgeois pour servir de bonne et qu'à l'âge de treize ans «un autre bourgeois cousu d'or et de morale l'avait épousée sans l'avoir jamais vue». Il apparaît, nous semble-t-il, que Driss ChraÏbi veut affirmer fortement trois points fondamentaux : la femme est un être colonisé; elle renaît ici au monde grâce à ceux qu'elle a mis au monde : ses enfants; par cette libération de la femme, c'est enfin l'homme lui-même qui est entraîné dans une renaissance. Dans ce roman se manifeste toute la tendresse du fils pour la mère colonisée et à travers elle pour toutes les femmes musulmanes partiellement assujetties durant des siècles. Inutile de faire remarquer aussi que ce message de l'auteur visant spécialement son pays, le Maroc, puis le monde arabo-musulman, a en fait une valeur universelle. On ne peut rester encerclé dans la spécificité nord-africaine. Rapidement le lecteur comprend qu'il faut s'élever au plan de l'universel.
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